J'attends un métro que je ne prendrai jamais,
Pourquoi faut-il que les grincements métalliques me paraissent si glaciaux,Pourquoi faut-il que le cœur me manque dans la foule pressée,
J'hésite, je hume encore un instant, happé par le souffle,
Je retiens encore un moment ma respiration, un moment de passé
D'entrelacs, de promesses avortées, d'avenirs oubliés,
De présents fatigués, ces visages, ces sourires, je ne les vivrai
Que comme reflets d'une ambition mort-née.
Je les regarde encor' ces étrangers à jamais
Je les regarde encor' ces perdus, ces aimants
Je les regarde encor' ces enfants du temps,
Ces bulles légères, ces errances, ces prisons sans gardien
Ces horloges sans église. Je les regarde un moment
Avant d'hésiter à plonger dans le vide, une dernière fois.
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