A priori, rien de plus superficiel, de plus anodin que le secteur de la beauté de la femme (et de l'homme, d'ailleurs). Manucures, modistes, tailleurs, cordonniers semblent plus prompts à alléger la bourses des élégant(e)s qu'à leur refaire une façade.
Froufrous frivoles, guipures, paillettes et rubans.
Sauf que, là, quelque part aux confins d'un pays aride en guerre, une coiffeuse arrange ces dames. Ces dames sont des rescapées de la guerre. Certaines ont vécu le pire.
La coiffeuse coiffe leur dignité, leur tend un miroir souriant et, derrière son apparente frivolité participe du miracle de la reconstruction de soi.
Au fond, il n'est pas impossible que, dans les ruines des pays au sortir de la guerre, des coiffeuses ne soient pas plus efficaces ou plus importantes que des maçons.
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