samedi 25 février 2017

Quelqu'un a dû se tromper d'adresse

On a dû se tromper dans le bordereau,
Un petit décalage au départ, une inattention
Puis un monde de solitude, sans prise de terre,
Des pas sans écho, un cœur sans chamade,

Il y a bien les arpents, les revenez-y, les goûts de trop peu
Les flambées du soir aussi, les câlins pour oublier
Le désespoir de n'avoir ni l'élégance, ni l'allant, ni la morgue
Les ombres se multiplient à côté de la côte froide



On l'aura oubliée, on aura oublié la note après le silence
La fatigue du midi, le rouge du crépuscule,
On aura oublié ces petites choses dans la précipitation

Et nous voilà au bord du précipice, secs de l'arme
Cette nudité prophétise l'énergie, la main tendue
Mais en attendant, poste restante, le temps languit

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