Moi je veux bien, tout ce qu'on dit et ce qu'on ne prend même pas la peine de dire
mais une petite voix me dit que nous sommes adaptés à ce que nous sommes.
On ne peut empêcher la vie de grandir, de croître, d'échanger avec le monde et de se reproduire dans un espoir inconscient d'espèce à augmenter l'information dans la génération qui vient. Un vivant, ça tient de la place, ça dérange, ça veut, ça lutte. Avec ou sans violence - la question de la violence est secondaire du point de vue qui m'occupe.
mais une petite voix me dit que nous sommes adaptés à ce que nous sommes.
On ne peut empêcher la vie de grandir, de croître, d'échanger avec le monde et de se reproduire dans un espoir inconscient d'espèce à augmenter l'information dans la génération qui vient. Un vivant, ça tient de la place, ça dérange, ça veut, ça lutte. Avec ou sans violence - la question de la violence est secondaire du point de vue qui m'occupe.
Pour théoriser la chose, je dirais que l'histoire du monde peut se résumer à la tension entre le pouvoir et la puissance.
Le pouvoir est la maîtrise de l'autre, la puissance est la capacité à devenir.
Au départ une même pulsion de vie, une même aspiration à devenir, une même transformation,
mais dans le pouvoir la pulsion de vie se multiplie à l'infini et ronge le social - c'est-à-dire l'organisme-même qui est le siège de la vie
dans la puissance, la vie devient, invente l'improbable, titube, se trompe avec confiance, elle désire, prend, donne. La vie est là où on ne l'attend pas.
Le pouvoir est un bilan comptable, une image fidèle, une représentation, une police, une gestion, un corps ployé, un corps terré. Le pouvoir est le cancer de la puissance; il en est la dégénérescence consubstantielle, il en est l'impossible - ou plutôt, il est le totem de cet impossible érigé en dieu, il est le règne, la figure crainte, le comme-il-faut. La puissance est jeu d'image, le pouvoir est images en jeux. La puissance n'est pas moins égoïste, pas même moins égocentrique que le pouvoir. Elle est libre, sans arrière pensée, gourmande. Elle est une rivière qui ne souffre aucune rive.
La petite voix me dit bien que pouvoir et puissance n'organisent pas des groupes ennemis mais des moments, des rencontres.
Le pouvoir, c'est amener l'autre où il ne veut pas aller. La puissance, c'est planter des arbres pour conjurer le chagrin.
La crise contemporaine n'est pas une crise de pouvoir - le pouvoir a toujours gangrené la puissance en métastases - c'est une crise d'absence de puissance. L'industrie et le capital ont rendu l'acte impuissant; la gestion de l'achat et de la production, la gestion du corps politique et des affects ont rendu le temps impuissant.
Le pouvoir est la maîtrise de l'autre, la puissance est la capacité à devenir.
Au départ une même pulsion de vie, une même aspiration à devenir, une même transformation,
mais dans le pouvoir la pulsion de vie se multiplie à l'infini et ronge le social - c'est-à-dire l'organisme-même qui est le siège de la vie
dans la puissance, la vie devient, invente l'improbable, titube, se trompe avec confiance, elle désire, prend, donne. La vie est là où on ne l'attend pas.
Le pouvoir est un bilan comptable, une image fidèle, une représentation, une police, une gestion, un corps ployé, un corps terré. Le pouvoir est le cancer de la puissance; il en est la dégénérescence consubstantielle, il en est l'impossible - ou plutôt, il est le totem de cet impossible érigé en dieu, il est le règne, la figure crainte, le comme-il-faut. La puissance est jeu d'image, le pouvoir est images en jeux. La puissance n'est pas moins égoïste, pas même moins égocentrique que le pouvoir. Elle est libre, sans arrière pensée, gourmande. Elle est une rivière qui ne souffre aucune rive.
La petite voix me dit bien que pouvoir et puissance n'organisent pas des groupes ennemis mais des moments, des rencontres.
Le pouvoir, c'est amener l'autre où il ne veut pas aller. La puissance, c'est planter des arbres pour conjurer le chagrin.
La crise contemporaine n'est pas une crise de pouvoir - le pouvoir a toujours gangrené la puissance en métastases - c'est une crise d'absence de puissance. L'industrie et le capital ont rendu l'acte impuissant; la gestion de l'achat et de la production, la gestion du corps politique et des affects ont rendu le temps impuissant.
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